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Semaine n° 22


Agenda des 15 prochains jours


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Bienvenue sur le site de Cedric Etlicher, Conseiller élu à l'AFE

La 14e session plénière de l’Assemblée des Français de l’Etranger s’est tenue du 25 septembre au 1e octobre.
 

En année sénatoriale, les travaux commencent le jour du vote de la Sénatoriale. En qualité d’Elu à l’AFE, nous élisons les 12 Sénateurs Représentant les Français Etablis Hors de France. Et, cette année, 6 mandats étaient en jeu : 1 de gauche et 5 de droite. Résultats : comme ailleurs en métropole, la gauche a gagné un siège. Mme Hélène Conway et Monsieur Jean-Yves Leconte ont été élus pour le PS. Aussi, pour notre zone, c’est une bonne nouvelle, car Jean-Yves était l’Elu AFE de notre Circonscription jusqu’en 2006, quand la CEI a eu sa propre Circonscription. 

A partir de lundi 26 septembre, nous avons repris nos travaux. Particularité pour cette session, le G20 a pris possession de nos locaux habituels, Rue de La Convention. Nous avons donc été hébergés par le Sénat.

Aussi, nous commençons nos travaux sur une notre triste : en ce lundi 26 septembre, David Douillet n’est plus notre Secrétaire d’Etat aux Français de l’Etranger. Il n’a même pas eu le temps de répondre à mon courrier du 1er août, juste une simple lettre d’excuse de son Directeur de Cabinet.

Je suis membre de deux commissions, dont la Commission pour la Sécurité dont je suis le Président depuis 2009. Pour prendre connaissance de nos travaux, veuillez visiter la page http://www.assemblee-afe.fr/IMG/pdf/synthese_securite.pdf.

Manuel_Valls.jpg

Nous axons nos travaux sur la recherche de points d’intérêts communs entre les dispositifs ministériels et consulaires et les dispositifs privés comme ceux des grandes entreprises ou des assurances privées. Aussi, au fur et à mesure des auditions, nous nous rendons compte que le principal problème est que ces entités travaillent toutes séparément. Et, bien entendu, en cas de crise, les plans de sécurité ne fonctionnent pas de façon optimum.

Concernant les travaux de la Commission des Affaires Economiques et Financières nous y avons traité des questions de législations et conventions fiscales (pour les non-résidents que nous sommes) mais aussi de dispositifs d’aide à l’export. Le rapport des travaux est en ligne.

Un seul bémol : l’Agence Française de Développement etson bras armé le PROPARCO utilisent des fonds d’états pour de gros projets, voire financer des filiales de banques françaises à l’étranger. Est-ce cela la coopération « nord-sud », les fonds publics doivent ils servir à cela ou seraient-ils plus utiles au participant au développement de TPE et PME ? Enfin, nous cherchons toujours l’équivalent de la CGPME (Banque des PME) pour les entrepreneurs français à l’étranger. Des pistes sont en cours actuellement.

Mercredi après-midi, ce fut la surprise alors que nous étions en Commission : le nouveau Secrétaire d’Etat aux Français de l’Etranger était enfin nommé. Et, l’heureux élu est : M. Edouard Courtial. Nous avons apprécié la blague à sa juste valeur.

 

A partir de jeudi, nous avons eu les travaux en plénière. Le clou a été le discours du Secrétaire d’Etat aux Français de l’Etranger. Vu ses antécédents politiques, ses déclarations et surtout le projet de loi sur la déchéance de nationalité, toute l’Assemblée l’attendait. Il est venu nous donner du discours descriptif de ce qu’est notre assemblée et notre rôle vis-à-vis des Français de l’étranger. Aucun message passé, même pas une petite promesse (qui n’engage que ceux qui y croient). Rien sur l’enseignement, rien sur le social ou le délitement du réseau consulaire… Par contre, il nous a présenté ses excuses pour le projet de loi qu’il a cosigné en mai dernier. Il aurait mieux fait de motiver ses collègues députés à retirer le projet de loi.
Edouard_Courtial.jpg


Suite à la nomination de M. Courtial, j’ai immédiatement posé une question d’actualité car, blague à part et vu le contexte du plafond d’emplois (contrainte bloquant le nombre d’employés dans les Administrations et les Ministères), ce Secrétariat d’Etat, qui n’a encore rien prouvé, a la lourde tache de faire oublier qu’elle prend des postes dans les Consulat qui sont en sous-effectifs chroniques.

 

Par contre, il n’a pas oublié de parler de l’importance des législatives 2012. Vu le nombre de ses copains « Ministres » en campagne, il devait marquer le coup en arrivant !

Nous avons eu la participation de MM

- Dominique Baudis, Défenseur du Droit
- Manuel Valls, vice président d'une mission parlementaire sur la nationalité
- Martin Hirsch, Président de l’Agence du Service Civique (VIE)

 

Enfin, nous avons clos la session par la présentation des synthèses de toutes le Commissions ainsi que par les questions à l’administration.

A propos, j’ai posé une question en rapport avec les nouvelles directives en matière de délivrance de visas pour les étudiants. Dans le cadre de la nouvelle doctrine de restrictions en matière d’immigration légale, la délivrance de visa pour les étudiants se voit aussi restreinte. C’est dommageable pour la France et le Français…

 

Enfin, j’oubliais un point : mardi 27, nous avons été accueillis à l’Hotel du Ministre des Affaires Etrangères et Européennes. 15 minutes chrono, photo comprise. C’est la première fois que l’Assemblée dont le Ministre est Président de droit n’a pas le droit de s’exprimer et de poser les questions en rapport à nos problèmes. Après nous avoir expliqué la dure tache accomplie en Cote d’Ivoire et en Lybie, le Ministre a continué en nous expliquant (lui aussi) qui nous étions et ce que nous faisons. Sans grand intérêt !


Les 10 dernières nouvelles

C'est parti pour 2012: voyage à Saint-Petersbourg - par Cédric Etlicher le 27/01/2012 - 12:32

spb_2012.jpgMon premier voyage de l’année 2012 a été Saint Petersbourg à l'occasion des voeux de Mme La Consule Générale, Madame Barsacq. C'est une tradition et pour moi un honneur d'y assister chaque année. Grâce à l'invitation du Consul Général, je peux rencontrer la Communauté française y résidant.

Aussi, comme chaque année, nous faisons un point de situation : évolution de la communauté, dossiers bourse et aide sociale et bien sûr dispositif diplomatique.

Le dispositif comprend le Consulat Général avec la Résidence de France, la Mission Ubifrance, l'Institut Français, le Collège Universitaire de France et l'Ecole André Malraux.

La nouveauté de ce début d'année est la  transformation de la Résidence et d’une grande partie du Consulat Général en école!

En effet, ce qui était prévu arriva ! Le peu d'empressement de l'administration centrale à s'occuper de ce dossier fait que l’école connait sa 3è localisation depuis 2009. A noter que sans le dévouement du Consulat Général, l'école aurait été à la Rue, littéralement parlant. En effet, depuis début 2011 le propriétaire avait annoncé la fin du bail au 31 décembre. Et, malgré l’action du Consulat Général, de la Communauté et mes courriers au Ministre et Maire de Bordeaux, M. Juppé, rien n'a pu être mis en place pour trouver une solution dans les temps. Une relocation même temporaire serait synonyme de pérennisation de cette école. A ce jour, il y a une seule solution, et nous allons devoir secouer l'administration, c'est-à-dire l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger ainsi que le Ministre d’Etat-Maire de Bordeaux, pour prendre une décision rapide et éviter que l'Ecole ne doive fermer à la rentrée prochaine faute de locaux.

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13-14 novembre : Minsk, Biélorussie - par Cédric Etlicher le 21/11/2011 - 23:32

J'étais venu l'an dernier a la même période et pour les 2 même réunions :
·         Comité Consulaire Pour l’Action Sociale
·         Comité de Sécurité
 
Accueilli par Monsieur Le Consul, nous avons pu faire un point d'ensemble de la situation. La communauté s'est agrandie de 20 nouveaux compatriotes. Nous avons maintenant 133 compatriotes vivants en Biélorussie.
Aussi, suite aux problèmes économiques qui ont commencé au début de cette année, amenant le gouvernement à dévaluer 2 fois (-66%), je pensais la situation économique de nos compatriotes travaillant en Biélorussie bien plus difficile que ce qu'elle semble être. Nos entrepreneurs exportant ont pu améliorer leurs marges. Quant aux entrepreneurs travaillant sur le marché local, ils ont simplement ajusté leur modèle économique à la valeur dévaluée du zaychik (surnom du rouble biélorusse).
Le lundi matin, j'étais accueilli par M. Dominique Gentils, Premier Conseiller de l'Ambassade. Nous avons abordé la relation bilatérale franco-biélorusse mais aussi multi-latérale UE-Biélorussie, fortement dégradée depuis l'an dernier.
Et, si l'an dernier, les liens étaient resserrés et nous parlions de développement de notre présence en Biélorussie, tout a été gelé depuis. Le Centre Culturel doit être repensé. Quant à un dispositif scolaire, les conditions ne sont pas remplies pour penser à la création d'une école. Nous n'avons pas les 15-20 enfants nécessaires.
Par contre, nous pensons pouvoir nous consacrer à la création d'une section FLAM.
Nous avons aussi abordé les commémorations des campagnes napoléoniennes de 1812 à venir. La Berezina que nous connaissons de nom est en fait une rivière biélorusse...
 
 
 
Réunion du Comité Consulaire pour l'aide sociale
Il y a deux ans, nous avions connu une même situation de fortes dévaluations ayant eu un impact au niveau du calcul des taux de l'aide sociale.
Aussi, le travail de préparation fait par le Poste a été remarquable, nous permettant de travailler sur le taux d'allocation. En fait, le niveau de vie ne s’est pas amélioré avec la d'évaluation. Avec une inflation dépassant les 120% sur l'année, et les hausses prévues au niveau des charges communales et des transports, le coût de la vie reste proche de celui de l’an dernier. Nous allons donc proposer un taux identique à celui de cette année, c'est à dire 340 Euros.
Nous n'avons qu'une allocataire, Mme Tchernenko, venue en URSS en 1947. Arrivée à Miass dans l'Oural, elle a ensuite vécu en Ukraine et au Kazakhstan avant de finir sa carrière en Biélorussie. Elle reçoit l'aide sociale depuis qu'elle a recouvré sa nationalité française, en 1991.
 
 
 
Rencontre avec le personnel de l’Ambassade
Je pensais que la partie sociale s'arrêtait à la réunion annuelle CCPAS. Quelle ne fut ma surprise lors de la  rencontre avec les agents titulaires de l'Ambassade. J’y ai découvert que le Ministère a profité de la dévaluation pour décider d’une baise de 20% de leur indemnité de résidence.
Or, dans cette zone les coûts sont en Euros ! Cette mesure unilatérale et sans véritable analyse de la situation par le Ministère rend cette Ambassade peu attirante et nous aurons à l'avenir beaucoup de problèmes pour trouver des candidats pour les postes vacants.
 
 
 
Visite d’entreprises
J’ai pris le temps de visiter deux entreprises françaises symboliques et établies depuis très longtemps en Biélorussie. RECIF et Bel-HTC.
 
 
RECIF
 
recif.jpgMichel Contini m’a reçu dans les locaux de RECIF, entreprise française implantée en Biélorussie depuis plus de 15 ans. Les mutations technologiques ont amené cette entité à passer de la production de machines de pointe à de la sous-traitance spécialisée. L’entreprise a compté jusqu’à 650 employés. En effet, quand j’ai découvert RECIF en 1998, ils produisaient des robots pour le premier producteur mondial de micro-processeurs. Actuellement, ils produisent des pièces mécaniques spécialisées, tant dans l’aéronautique que dans l’automobile.
 
 



 
Source: http://www.reciftech.com
Bel-HTC
 
Bel-HTC est à l’origine la filiale d’une petite société française spécialisée dans les applications pour téléphonie mobile, devenue le principal fournisseur des plateformes du 3è constructeur mondial de smartphones (et depuis peu sa filiale). Créée par Ongan Mordeniz, la société est maintenant gérée par Stéphane Blusson. 160 développeurs s’activent à créer les applications indispensables au fonctionnement de ces téléphones et autres planchettes.
 
 
 
Comité de Sécurité
Le Comité de sécurité s’est réuni à Minsk. Depuis l’année dernière, le comité pour la Biélorussie s’est profondément développé. 10 ilots ont été créés et des Chefs d’Ilots nommés.
Aussi, étaient présents à cette réunion les réprésentants de la Commission Européenne, l’Attaché de Sécurité de l’Ambassade d’Allemagne et de Pologne. La concertation européenne a lieu et, en accord avec le Traité de Lisbonne, un pays est désigné Chef de File, la Pologne.
 
 
 
Réception avec la Communauté française de Minsk
 
 
Ma visite s’est terminée par une réception organisée en mon honneur par M. l’Ambassadeur. J’ai pu y rencontrer la communauté française et échanger avec les compatriotes que je n’ai pu rencontrer pendant les différentes rencontres de la journée.
Ce fut l’occasion d’aborder plusieurs sujets comme l’absence d’enseignement français à Minsk mais aussi l’absence de dispositif français de soutien à l’export (UbiFrance). Géré depuis Kiev, il n’y a pas de réelle activité pour accueillir les sociétés françaises en Biélorussie. Avec un club d’affaires comme c’est le cas dans tous les pays, ce sera un axe de développement d’ici à mon prochain voyage à Minsk.

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4 novembre 2011 : mission a Astana - par Cédric Etlicher le 07/11/2011 - 01:34

Dans le cadre de ma mission, j’ai pu assister à la réception organisée par M. l’Ambassadeur et Madame Berthonnet à l’occasion de la venue de Monsieur Eric Besson, Ministre de l’Industrie.

Le Ministre est venu pour conclure divers contrats industriels. Après les contrats pétroliers, aéronautiques et de transport, ce fut au tour de l’industrie énergétique de revenir sur le devant de la scène. Il faut noter que le partenariat stratégique signé entre les deux présidents français et kazakhs porte ses fruits et notre industrie est fortement représentée. La France est le 4è investisseur étranger au Kazakhstan. Et, même si notre balance commerciale est fortement déficitaire au profit du Kazakhstan (70 M Euros contre 3 Mds), le fait que notre industrie soit si présente présage d’une amélioration de la situation. 

astana_04112011.jpg

Cependant, il semble que l’intérêt d’amener aussi à l’étranger des PME françaises, voire d’aider des compatriotes entrepreneurs locaux ne soit pas encore compris. Et pourtant, les PME contrairement aux grands groupes ont le reflexe national, c'est-à-dire qu’elles achètent leurs équipements en France. Cette solidarité nationale, prônée par le Secrétaire d’Etat au Commerce Extérieur n’existe pas dans les faits, qui plus est quand les Ministres se déplacent uniquement pour les grands contrats…

Ce fut aussi pour moi l’occasion de rencontrer les membres de la Communauté Française travaillant soit pour nos grands groupes, soit pour les organisations diplomatiques (Ambassade de France et Mission Européenne).

 La Communauté Française est principalement composée de représentants de grands groupes. Et, ainsi, le fait d’avoir la Mission Economique à Astana, séparée de la représentation d’Ubifrance qui est à Almaty, a sa logique.

Le problème principal, actuellement, concerne l’école et ses coûts d’écolages élevés. Le nombre d’élèves passant de 7 à 19, les coûts d’écolages unitaires (base des frais d’écolages) devraient rapidement baisser. J’ai immédiatement proposé à l’association de parents d’élèves de demander une visite de l’inspecteur de l’éducation nationale dans un but d’homologation de l’école.

Aussi, j’ai profité de ma visite pour comprendre le mécanisme de l’obtention des visas kazakhs, de la vie sur place (le besoin d’enregistrement auprès des instances locales) mais aussi au niveau du business et de l’Union Douanière tripartite Russe-Biéloruse-Kazakh.
Si la procédure est simplifiée, il semble que tout ne soit pas encore fixé tant au niveau de la reconnaissance des certifications des produits obtenue dans les autres pays que de la mise aux normes des produits (étiquettes en langue kazakh).
A l’opposé, les investissements sont les bienvenus et tout est mis en place pour attirer l’investisseur. L’obtention du visa d’affaires est une simple formalité (on remplit soi-même une demande de visa au Consulat). Quant aux investissements financiers, ils sont soumis à régulation à partir de 500 000 USD ou équivalent.

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2011 10 – Azerbaïdjan, Mme Yvonne Botto - par Cédric Etlicher le 24/10/2011 - 23:47

Je n’avais jamais écris de nouvelles à propos d’Azerbaïdjan, pour la simple raison que je n’y suis encore jamais allé.

En effet, malgré le fait que je sois élu pour les 12 pays de la CEI, il y a deux sujets importants qui m’occupent et me préoccupent et orientent mes déplacements :
  •  les dispositifs scolaires et l’aide à la scolarité
  •  les comités consulaires d’aide sociale (CCPAS).
En Azerbaïdjan, il n’y avait aucun de ces deux dossiers à traiter, j’ai donc fait l’impasse (comme pour la Moldavie, le Tadjikistan et le Kirghizstan) et me consacrant sur les autres pays restants.
Comme un fait, nous avions
travaillé intensément avec Mme La Consule l’année dernière sur le dossier d’aide sociale, pensant que nous serions prêts si une personne venait à frapper a la porte du Consulat. 

Et, à l’occasion de la visite du Président Sarkozy dans le Caucase début octobre, une dame nous a rappelé à l’histoire. Il y a bien en Azerbaïdjan une famille type de celles que nous appelons les retournants, c'est-à-dire des personnes venues en URSS dans le programme de retour mis en place par Staline.

 

Aussi, après 65 ans, Yvonne Botto a pu retourner en France. Son voyage s’est bien passe et le Consulat met déjà tout en œuvre pour pouvoir l’aider, à son retour et lui garantir l’aide sociale comme toutes nos personnes âgées de l’étranger et de la CEI en particulier.

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14-17 octobre 2011 : Visite à Astana, Kazakhstan - par Cédric Etlicher le 24/10/2011 - 23:34

Pour cette mission, j’avais deux buts : rencontrer notre communauté installée à Astana mais aussi revoir notre dispositif diplomatique et consulaire alors que des changements ont eu lieu depuis ma dernière visite de juin 2011.

 

 

J’ai aussi profité de ma visite à Astana pour étudier et analyser le fonctionnement des échanges de marchandises dans le cadre de l’Union Douanière Russie-Kazakhstan-Belarus et voir le climat des affaires au niveau des PME.

 

 J’ai commencé mes rencontres en rendant visite à Monsieur Hervé Lambert, Directeur du bureau d’Astrium-Eads au Kazakhstan, en charge de la joint-venture franco-kazakh qui fabriquera et lancera les 15 satellites Kazakhs d’observation (sur les 15 prochaines années). Ce projet franco-kazakh a été signé en 2009, suite à un appel d’offre international.

Actuellement, deux compatriotes  travaillent sur ce projet parmi les 15 employés. L’équipe va
astrium_image_du_site_web.jpg comprendre à terme350 personnes, dont la majeure partie dans la production. Le premier satellite doit être lancé en 2013.

 Depuis 50 ans, la base de lancement de Baykonour, située dans le nord du Kazakhstan a servi à 
lancer tous les satellites et toutes les fusées soviétiques puis russes. Cette expérience servira le Kazakhstan, repre
nant possession de ce formidable outil situé sur son territoire. Enfin, un quartier tout neuf et dédié à ce projet doit sortir de terre à Astana : la Cité de l’Espace.

Source : http://www.astrium.eads.net/


Ensuite, j’ai eu l’honneur de partager un déjeuner offert par M. et Mme l’Ambassadeur et les représentants d’UbiFrance et de la Mission Economique. Le Kazakhstan a la particularité d’avoir la Mission Economique (le régalien) et Ubifrance (le service aux entreprises) dans deux villes différentes. La Mission Economique est à Astana ; Ubifrance est à Almaty.

 

En fait, nous pouvons considérer qu’il y a une logique étant donné que les projets institutionnels sont à Astana la capitale (où sont maintenant situés tous les ministères et donneurs d’ordres) et le business privé resté à Almaty (l’ancienne capitale du Kazakhstan, restant la capitale économique). Cependant, ce système bicéphale fait que si l’Ambassade a besoin d’information sectorielle ou sur la région d’Almaty, elle pourrait ne pas les recevoir étant donné qu’Ubifrance est une entité indépendante. Et là, nous voyons les limites du concept déployé ces dernières années ! L’Equipe de France de l’Export n’est pas si compacte…

 

Ambassade_services_economiques_kazakhstan.jpgJ’ai eu l’occasion de rencontrer M. Jean-François Dathie, Chef du Service économique pour l’Asie Centrale (hors Turkménistan, dépendant de la Zone Caucase).  La scission Mission Economique-UbiFrance amène à un réajustement des equipes présentes dans ces pays. Au niveau Mission Economique, Astana sera centre régional et s’occupera de toute la zone, avec des relais locaux.



Source :  
http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/kazakhstan/


 

Enfin, j’ai assisté à la réunion de l’association des parents d’élèves de la section française de l’Ecole Miras d’Astana.

Explication : sous l’impulsion de Mme Berthonnet, une section française a pu voir le jour au sein de l’Ecole Miras (fondation tenue par Mme Nazerbaieva). Les élèves peuvent jouir des équipements de l’école multilingue et partager certains cours avec d’autres enfants tout en ayant le cursus français impératif garanti par la mise à disposition de 3 professeurs via la Mission Laïque Française. Etre inséré au sein de Miras a beaucoup d’avantages mais a un coût. L’école d’Astana est la plus chère des écoles françaises de la zone. En passant de 7 à 17 enfants cette année, le coût de mise à disposition des professeurs doit pouvoir baisser. A ce jour, l’effort est consenti par les entreprises présentes à Astana. Et, malgré cela, le cout est si important qu’un particulier ne pourrait scolariser ses enfants.

 

Concernant mon étude du climat des affaires au Kazakhstan, je suis passé dans la pratique portant actuellement conseil à une PME française déjà présente en Russie, Biélorussie et Arménie pour s’implanter au Kazakhstan. Je suis surpris par la facilité concernant l’ouverture de la société ainsi 

ecole_miras_astana.jpg

que la légèreté de procédure concernant les apports en capitaux et autres concours financiers d’actionnaires. Là où en Russie ou en Biélorussie il faut  déclarer tout mouvement à la banque nationale, au Kazakhstan vous êtes obligés d’enregistrer les opérations d’apports en capitaux à partir de 500 000 USD. Enfin, concernant l’importation de produits depuis la Russie, la procédure est vraiment allégée. Les certificats russes suffisent et la TVA sur import est payable le mois suivant l’importation (ce qui est différent de la Russie où la TVA sur i

mport se paie avant l’arrivée des produits).


Source : 
http://miras.kz/home

 

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12 juin : Bal de l’Ecole Française de Tashkent - par Cédric Etlicher le 09/08/2011 - 20:47

Le 12 juin a eu lieu le premier bal de l’Ecole Française de Tashkent

Alors que nous avions sensibilisé M. l’Ambassadeur à son arrivée à Tashkent, son implication ne s’est pas faite attendre.
 

Monsieur l’Ambassadeur a mis à disposition la Résidence de France pour accueillir 240 invités, de toutes nationalités, qui par leur contribution ont permis à l’école d’amasser un pécule nécessaire pour améliorer, encore, la qualité d’accueil des élèves.
 

Avec presque 100 enfants, l’école est un modèle parmi les écoles de la région. En effet, les conditions sont difficiles et la reconnaissance au niveau des administrations locales difficile. Avec 80% d’enfants ouzbèkes scolarisés, des aménagements de programme ont été obligatoires. Les horaires font plus que les 24h hebdomadaires préconisées par le Ministère, mais c’est la condition pour pouvoir continuer à avoir une école « française » en Ouzbékistan. Avec 100% de réussite au bac, l’école confirme la qualité de son enseignement.

Aussi, un nombre de compatriotes ont choisi de s’expatrier en Ouzbékistan plutôt que dans les pays alentours, en raison de la présence de l’école.
 

Un évènement réussi comme le premier bal de l’Ecole renforcera encore l’attractivité de Tashkent comme destination d’expatriation pour nos compatriotes comme pour les citoyens de pays tiers.

 
bal.jpg

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28 mai 2011 : opération pour l’Ecole André Malraux de Saint Petersbourg - par Cédric Etlicher le 08/08/2011 - 21:44

 L’Ecole Française de Saint Petersbourg vit des moments difficiles depuis déjà 2 ans alors que l’Ecole a été délogée de son site historique, en Centre Ville. L’école est depuis dans un bâtiment, à titre provisoire, avec peu de capacité d’accueil.

L’Ecole est passée de 105 à 44 enfants, dû à la mauvaise qualité d’accueil des enfants. Et, malgré de nombreuses rencontres entre la Ville de Saint Petersbourg et le Consulat Général de France, aucun solution n’a été trouvée depuis.

Comme pour Moscou, je pense que la solution viendra « d’en haut », c'est-à-dire par un message passé lors d’une rencontre ministérielle voire présidentielle.

J’ai donc profité de la visite à Bordeaux d’une délégation de la Mairie de Saint Petersbourg pour sensibiliser M. Juppé, Ministre des Affaires Etrangères mais aussi Maire de Bordeaux, espérant que le dialogue commencera lors de cette rencontre.

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20 mai 2011 : Bureau de l’Assemblée des Français de l’Etranger - par Cédric Etlicher le 11/07/2011 - 21:44

 Nous avons eu une session écourtée pour cause de G8-G20, le Centre de Conférence du Ministère des Affaires Etrangères étant mis à disposition de la Présidence de la République.

 

J’ai profité de mon séjour à Paris pour rencontrer deux administrations importantes, La Mission Laique Française et le Département Shengen du Ministère des Affaires Européennes. :

J’ai pris le rythme de rencontrer la Mission Laique à chacun de mes voyages à Paris. En effet, elle est d’un grand secours actuellement au niveau des établissements français de ma zone (pour rappel, les 12 pays de CEI). Cela me permet de voir les nouveaux projets et d’étudier avec la MLF les possibilités de coopération. L’importance subite de la MLF vient du fait que l’AEFE a deux contraintes : elle n’opère que quand les écoles existent déjà et a des problèmes de mise à disposition d’enseignants. A l’opposé, la MLF qui a toujours participé à des créations d’écoles, sait comment procéder pour les démarrages d’établissements. Enfin, pour les 3 prochaines années, elle devrait pouvoir subvenir aux besoins en professeurs des établissements avec qui elle a une convention. Pour notre zone qui voit 2 écoles ouvrir tous les ans, cela est des plus importants. Aujourd’hui, sans la Mission Laique, nous aurions le plus grand mal à monter des projets d’école.

L’objet de notre rencontre était de 2 niveaux : un compte rendu sur l’état actuel suite aux visites des 3 écoles MLF de la zone (Ashgabat, Erevan et Kaluga) mais aussi à propos des établissements en création (Astana, Bakou et Chisinau).

Nous avons évoqué les différents statuts des professeurs mis à disposition et leur différence de coût. Compter environ 150 000 Euros/an pour un professeur expatrié et 60-70 000 Euros par an pour un professeur détaché.

Puis j’ai rendu visite au Département Shengen du Ministère des Affaires Européennes. J’y ai rencontré M. J-Y Gounin, et Mme Sophie Lagoutte, Conseillers Juridique du Ministre. Ma venue venait d’un constat simple. Parmi tous les reportages et autres revues de presse que je reçois en permanence, on ne parle jamais de l’action de la France à propos des mesures de facilitation des « visas shengen » pour la Russie et l’Ukraine. On peut régulièrement lire les annonces des Ministres d’Italie, d’Espagne voire même d’Autriche. De la part de la France, jamais.

Je fus fort surpris de savoir qu’en fait, la France est le leader dans le processus vers la levée du régime des visas courts et de la mise en place de processus de réciprocité. Le blocage vient, bien entendu des pays Est-Européens qui usent de leur véto. Etant donné que les décisions Shengen se font à l’unanimité, une seule voix (balte ?) suffit à bloquer tout processus.

Nous avons décidé de sensibiliser le Ministre au niveau de la communication sur ce thème.

 

 

Bureau AFE de mai 2011 :

Deux grandes auditions étaient attendues pour cette session :

                Le point à propos des élections législatives de 2012

                L’Etat sur la politique immobilière du Ministère

A cela s’est ajouté un troisième débat en relation avec l’article 17 du projet de loi de finance 2011.

 

1.       Concernant les élections législatives à l’étranger.

M. Yves Le Breton, Conseiller auprès du Premier Ministre, est venu nous donner les dernières informations concernant leur organisation et la prise en compte tant des comptes de campagne que du statut de ministre-candidat. Le verbatim est disponible ici.

 

2.       Etat de la politique immobilière du Ministère.

Le Ministère doit, comme tout Ministère faire des économies. Aussi, depuis 2009, 70 millions de cessions ont été réalisées. Or, à ce jour, Bercy n’a toujours pas fait remonter les fonds vers le Ministère ce qui fait que le MAEE n’a, à ce jour, pas de ressources pour financer des investissements et/ou simplement rénovations. En 2011, la plus value entre cessions et achats devraient atteindre 70 millions d’Euros. 20 millions seraient consacrés aux investissements.

 

3.       Article 17 du projet de loi de finances rectificative pour 2011.

Bercy a trouvé bon d’alourdir la fiscalité des non résidants tant français qu’étranger, en appliquant une double taxe foncière sur les résidences secondaires. Or, pour nombre de compatriotes expatriés, ces résidences secondaires ne le sont que par le fait qu’il nous faut garder un pied-à-terre en métropole en cas de fin de mission. L’assemblée est immédiatement intervenue et, à l’unanimité, à voté la motion présentée par la Commission des Affaires Economiques.

 

Le Bureau de l’AFE est aussi l’occasion de poser des questions à l’administration. J’ai posé 3 questions en rapport à des problèmes rencontrés pour nos allocataires CCPAS, pour la prise en charge en Ukraine, et au Consulat de France d’Ashgabat (Turkménistan).

 

http://www.assemblee-afe.fr/ccpas-en-cei-non-prise-en-charge.html

http://www.assemblee-afe.fr/decret-du-9-mai-2011-concernant-le.html

http://www.assemblee-afe.fr/situation-service-consulaire.html

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12 mai 2011 : visite à Kalouga - par Cédric Etlicher le 11/07/2011 - 21:30

 Le 12 mai, je me suis rendu à Kalouga, à 200 km de Moscou rencontrer une partie de notre communauté.

Aussi, pour un premier voyage, je suis allé à la rencontre de la communauté « Peugeot-Citroen » gravitant autour de l’usine dont la première partie a été inaugurée en 2009 et dont l’ensemble sera disponible pour la fin de l’année 2011.

 

Au cours de ce déplacement, j’ai  :

·         rencontré la Direction de l’Usine,

·         rencontré le Bureau de l’association Kalouga Accueil,

·         visité l’Ecole française.

 
Les problématiques apparues sont les suivantes :

·         scolarité des enfants français

·         absence de dispositif médical de niveau européen

·         absence d’un dispositif précis d’ilotage dans le cadre du plan de sécurité

·         absence d’animations culturelles dans cette ville à 200 kms de Moscou

 

Après une brève visite de l’usine (ou sont assemblées des Peugeot, des Citroen  et des SUV de la plateforme commune PSA-Mitsubishi), j’ai rencontré M. Didier Aleton, Directeur Général de l’Usine et M. Franck Bernard, Directeur des Ressources Humaines pour évoquer les problèmes liés aux Ressources Humaines (et leurs familles) en Russie mais aussi et surtout à Kalouga.

L’usine emploie actuellement 60 expatriés, principalement français.

L’usine emploiera à partir de 2012 jusqu’à 3000 employés, dont 250 expatriés. Avec les familles, il y aura environ 400 compatriotes présents en permanence à Kalouga (on parle de 450 avec les sous traitants).

Nous avons évoqué la mise en place d’une relation directe avec le Consulat à propos des mouvements de personnel et donc des enregistrements sur le registre des français établis en Russie. Cela a deux impacts : être enregistré pour toutes les démarches nécessaires (voir en cas d’alerte sécuritaire) mais aussi pour les votes de 2012.

Aussi, MPSA a le même problème que les autres sociétés françaises s’installant : sans infrastructures, pas de volontaires à l’expatriation.

C’est pour répondre aux demandes des familles que PSA a créé son Ecole (l’Ecole Française de Kalouga), gérée en relation avec la Mission Laique. L’école a ouvert en 2009 avec 8 élèves. Actuellement, il y a 30 enfants, de la maternelle au collège. Pour la rentrée 2011-2012, plus de 80 enfants sont attendus. Pour la rentrée 2012, 120 enfants devraient être scolarisés.

L’école est située sur 3 sites, avec des classes éparpillées ce qui rend la gestion des cours difficiles. Cependant, vu que le nombre d’école est insuffisant (partout en Russie), je pense que la solution actuelle proposée par l’Administration de Kalouga est généreuse.

 

L’école primaire a demandé l’homologation de l’enseignement par l’Education Nationale. Aussi, nous avons abordé avec la Direction de MPSA de pouvoir ouvrir l’école à d’autres enfants que ceux venus pour MPSA. Le problème de la capacité d’accueil (autrement dit des mètres carrés disponibles) est flagrant et donc, pour l’instant, il est impossible d’accueillir des enfants « externes ».

Enfin, j’ai fini la journée en rencontrant Mmes Joelle Aleton et Myriam Noel, membres du bureau de Kalouga Accueil. Nous avons échangé pour voir comment améliorer la vie de nos compatriotes. La vie en région est difficile car les animations sont peu nombreuses (ou toutes en russe).

Kalouga Accueil est une association faisant partie de la Fédération des Accueils Francophones (www.fiafe.org) et a pour but de faciliter l’adaptation des familles à l’étranger.

Aussi, nous avons évoqué deux sujets préoccupants :

·         La santé

·         Le développement de la vie culturelle

Pour ces 2 points, nous avons étudié les possibilités de jumelage entre Kalouga (Ville et Région) avec des administrations françaises. La coopération décentralisée est un formidable outil pour travailler au développement des infrastructures à l’étranger. J’ai proposé de travailler dans ce sens pour trouver les conseils territoriaux pouvant être intéressés par un jumelage.

Enfin, au niveau culturel, j’ai proposé de suggérer au Service d’Action Culturelle de l’Ambassade de prévoir d’emmener jusque Kalouga des artistes voire des expositions se produisant à Moscou. L’ouverture de l’Administration de Kalouga semble s’y prêter.

Enfin, j’ai demandé à Kalouga Accueil de nous aider à travailler dans le sens de la sensibilisation de notre communauté à l’enregistrement consulaire (à Moscou) permettant tant une protection que de pouvoir voter en 2012 pour les élections législatives et présidentielles.

 

Nous nous sommes quittés vers 19h et avons pris rendez vous pour septembre où, je pense revenir avec le nouveau Consul Général.

 
 
ecole_kalouga_2.jpg

Ecole russe de Kalouga, source: http://wwww.vivreenrussie.net/forum/viewtopic.php?f=25&t=10905&sid=ba86222fc0e91a12cb2882263fe1d844&start=105

 

J’ai eu l’honneur d’être accompagné de M. Eric Brisset, compatriote d’Ekaterinbourg (cf news du 5 mai 2011). Les échanges entre communautés françaises seront importants et intéressants. Aussi, les échanges vont permettre d’apporter des idées à chacune de nos communautés, rendant le séjour en Russie toujours plus agréable.

vue-large-Kalouga.jpg

centre-ville-de-Kalouga.jpg

Plan de la ville de Kalouga, source: http://louisakaluga.over-blog.com/article-plans-kalouga-65107825.html

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08 au 10 mai 2011 : visite à Ashgabat, Turkménistan - par Cédric Etlicher le 19/06/2011 - 16:37

P1010153.jpgJe le suis rendu à Ashgabat sur invitation de notre Ambassadeur, M. Pierre Lebovics.

Notre Poste d’Ashabat fait partie des Postes Diplomatiques Simplifiés, c'est-à-dire à ressources réduites. Le nombre est contingenté par Paris, sans prendre en compte les spécificités locales de chaque pays. Le nombre d’agents n’a pas évolué depuis 2004 alors que l’évolution du contexte l’imposerait.

Il y a 6 personnes à l’Ambassade + 2 agents de Police:

M. l’Ambassadeur

La Secrétaire de M. l’Ambassadeur

Le Premier Conseiller qui est aussi Conseiller Culturel

Le Vice-Consul, Chef de Chancellerie

L’adjointe du Vice-Consul

Un standardiste.

Aussi, je fus très surpris en voyant que notre population compte maintenant plus de 550 compatriotes. Depuis janvier 2009, le nombre de nos compatriotes présents au Turkmenistan est passé de 144 à 550 (ils étaient 40 en 2006). Une explication à cela, le nombre important travaillant dans le BTP, pour le Groupe Bouygues principalement. Ce sont 500 des 550 compatriotes présents à Ashgabat (tout est concentré dans la capitale). Ce pays, riche en gaz, a décidé de moderniser son pays, en commençant par la partie visible : l’immobilier. Les immeubles sortent de terre à un rythme époustouflant.

En conséquence, la charge de travail pesant sur chaque agent de l’Ambassade est augmentée fortement, rendant la mission difficile, voire impossible.

Qui plus est, dans ce pays qui s’ouvre petit à petit, nos compatriotes ont quelques soucis avec les administrations locales pouvant aller jusqu’à la prison et l’expulsion du pays.

Ce problème donne une nouvelle surcharge de travail au Vice-Consul, dans le cadre de la protection consulaire. A noter, qu’en cas d’absence du Vice-Consul, il n’y a plus d’aide consulaire à nos compatriotes en détresse.

Cela m’a amené à poser une question à l’administration, demandant quand des renforts seront envoyés à Ashgabat.

 

Compte rendu de visite :

J’ai commencé ma visite par le Service Consulaire, dirigé par M. Jean-Jacques Djama, Vice-Consul, assisté d’une seule personne. 800 visas sont produits

 par an. Une dizaine de mariages ainsi que naturalisations sont aussi ordonnés chaque année.

 

Après une visite du Service Consulaire, Monsieur l’Ambassadeur a organisé un déjeuner avec les Chefs d’entreprises françaises établies à Asghabat à l’hôtel Sofitel récemment ouvert. Sous la Direction de M. Michel Cadars, 330 personnes dont 16 français y travaillent. Cet hôtel, construit par notre champion national est le plus bel hôtel de la région et surement un des 10 plus beaux dans le monde. Propriété de l’Etat Turkmène, les employés en sont donc « fonctionnaires »…

Etaient aussi présents : M. Hochet, DG de Bouygues Turkmenistan, M. Remy Nanique, DG de CIS Catering, M. Nicolas Cavarec, DG de DGT Logistics et M. Gautier Mangenot, Directeur du Bureau de Représentation de CIFAL Turkmenistan.

Nous avons pu débattre à propos des conditions d’activité au Turkménistan. En fait, la situation est simple. Soit on est invité par l’Etat turkmen, soit on n’a rien à y faire. Il y a peu d’entreprises privées et de services. Disons, excepté DGT Logistics et CIS Catering.

A noter que la France et la Turquie semblent être les pays « préférés » des Turkmènes car nos 2 pays se partagent les marchés. D’autres grands groupes, notamment au niveau de l’énergie sont annoncés au Turkménistan.

Rencontre avec M. Gardas, 1er Conseiller et COCAC. Nous avons rapidement parlé du domaine culturel où avec les difficultés locales l’action se concentre à un festival de cinéma par an et l’activité des cours de français du Centre Culturel Jules Verne.

Nous avons aussi procédé à une réunion de sécurité. Le Poste est relativement bien équipé et les matériels sont régulièrement testés. Le risque principal est le risque sismique. Aussi, 2 dispositifs fonctionnent ensemble : le dispositif consulaire et le dispositif « Bouygues » qui, il faut l’avouer, pourrait se révéler plus efficace car disposant de plus de moyens.

Turkmenistan.jpg


mardi 10 mai 2011

visite de l’école Bouygues et de la base-vie Bouygues

J’ai visité l’école d’entreprise montée par et pour Bouygues en collaboration avec la Mission Laique Française, le deuxième dispositif d’enseignement français à l’étranger. Je suis accueilli par Jean Sanchez, le Directeur de l’Ecole qui me fait visiter les lieux. L’école a 93 enfants jusqu’en 4è. L’école a demandé une homologation pour le primaire, c'est-à-dire de la maternelle au CM2. Vu le dispositif et la qualité de l’enseignement, l’homologation devrait être une formalité.
A noter aussi, que l’école a un Conseil d’Ecole et d’Etablissement qui se réunissent fréquemment, dispositif qui n’existe pas dans tous les établissements qui plus est au niveau des écoles d’entreprises. Je pense que M. Hochet avec M. Sanchez ont réussi à insuffler un état d’esprit positif dans cet établissement ou tout le monde, visiblement, s’y plait. Enfin, j’ai pu ouvrir la discussion avec M. Hochet sur la possibilité d’accès de l’école aux enfants « hors Bouygues » qui pourraient arriver à Ashgabat et le problème devrait être résolu en fonction des places disponibles.

Visite de CIFAL, société de conseil en ingénierie et pour la prospection de marchés.
Gauthier Mangenot, que j’ai connu comme VIE à Tashkent, m’a accordé un entretien où j’ai pu comprendre toutes les nuances du marché Turkmène.

Cifal semble être le groupe facilitateur d’affaires au Turkménistan. La légende dit que son fondateur a le premier rencontré les Turkmènes, en 1994, et aurait même fait inviter le Président de l’époque en France pour une visite d’Etat qui a œuvré à l’amitié presque exclusive qui existe entre le Turkménistan et la France (amitiés partagée avec la Turquie).

 

Visite du Centre Culturel avec Laetitia Barbe, sa Directrice    

 

Nous disposons d’un beau bâtiment avec cour intérieure qui nous permet de faire des évènements comme des cafés-rencontres ou la fête de la musique.

Les cours constituent, comme partout, la source de revenus indispensable à la continuité du dispositif. 1500 étudiants fréquentent nos cours chaque année. Ils constituent 52% du budget annuel du Centre Culturel.

Aussi, vu les problèmes de moyens de tous nos Centres Culturels, il faudra penser à mutualiser les opérations dans la région. En effet, un même artiste, un groupe artistique ou une exposition pourrait bien faire plusieurs villes lors d’une tournée régionale et ainsi permettre d’amortir les couts « France-Asie Centrale » entre plusieurs Postes.

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